Edito

 

En juillet et en août dans notre paroisse 

Si le travail est une bénédiction, en ce sens qu’il nous offre de collaborer avec Dieu pour le perfectionnement de la création visible, le repos est une exigence à ne pas négliger : « Pendant six jours, tu œuvreras et tu feras ton travail ; mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun travail » (Ex 31, 15). Ce temps des vacances est l’occasion de retrouver le sens chrétien du repos. S’arrêter permet de remettre le travail à sa juste place afin qu’il ne devienne pas une servitude, ni une manière de rendre un culte à l’argent. S’arrêter est aussi une manière de préférer la gratuité des relations et la qualité de la vie, à l’utilité et à l’efficacité. S’arrêter, c’est prendre le temps. Du temps pour Dieu, du temps pour les autres, du temps pour soi ; voilà des vacances chrétiennes.

Pour certains, les vacances d’été sont aussi synonymes de déménagement. On peut penser à toutes les familles qui vont quitter notre paroisse pour aller habiter ailleurs, et à toutes celles qui vont venir s’y installer. Ces déménagements peuvent être de vrais bouleversements pour ces familles. Mais c’est aussi pour nous l’occasion de témoigner notre amitié, de rendre grâce pour les relations tissées, de rendre service pour soulager les uns et les autres au moment des cartons à faire ou défaire…

L’été est aussi le temps des mutations pour les prêtres, diacres et séminariste de notre paroisse. Au-delà de la tristesse légitime de voir l’un ou l’autre nous quitter, nous pouvons rendre grâce à Dieu pour ce qu’ils nous ont apporté. Comme S. Jean-Baptiste nous savons qu’ils ne sont là que pour nous montrer le Christ, que leur joie est de s’effacer devant le seul Sauveur.

Bonnes vacances !